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Rapide point sur les effets du chlore au robinet

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10 Comentaires

Il y a quelques décennies, les autorités des pays développés devaient encore lutter contre les choléra, hépatite, dysenterie, etc, transmis par l’eau. La chloration protège de ces attaques infectieuses, et d’autres moins tragiques, en tuant les bactéries et virus de l’eau car le chlore est un violent poison. Il suffirait de prendre une grande inspiration dans un seau de chlore de piscine ou de boire de Javel pour s’en rendre compte !

La chloration de l’eau, même à faible concentration, se fait au prix d’une toxicité qui nous empoisonne un peu comme le tabac : inoffensive à court terme, l’eau chlorée devient nuisible quand elle est absorbée sur des années. Sans parler de son arrière goût désagréable.

Les dangers du chlore dans l’eau du robinet :

Le chlore, comme le brome, est une molécule très oxydante, donc hyper corrosive pour les tissus corporels, à tel point que les ménagères savent qu’il faut éviter le contact prolongé des vêtements avec l’eau de javel.

« Le chlore […] provoque une libération d’oxygène naissant, ce qui produit la plupart des lésions tissulaires, et d’acide chlorhydrique, ce qui en augmente l’effet. L’acide chlorhydrique est rapidement transformé dans l’organisme en acide hypochloreux (HOC), qui perméabilise les membranes cellulaires »

Institut National de Recherche et de Sécurité

En outre, il se combine avec les matières organiques en suspension dans l’eau et forme des sous produits cancérigènes. La littérature scientifique répertorie des liens avec le cancer de l’intestin, de la vessie, des maladies cardio-vasculaires, etc.

Les risques du Chlore sur la santé :

Le taux de cancer des personnes buvant de l’eau chlorée est 93% plus élevé que chez ceux buvant une eau sans chlore.

US Council of Environnemental Quality

Enfin, cette molécule agresse notre flore intestinale, indispensable à la fin de notre digestion et à la production de certaines vitamines.

Le chlore étant une sorte de bombe à retardement, l’éliminer est une mesure de préservation de la santé, surtout dans les usages alimentaires où cette eau va pénétrer toutes nos cellules : eau de boisson, café, infusions, eau intégrée dans des plats comme les potages, sorbets, riz, etc.

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  • Rebsamen Patrick

    Et le chlore de l’estomac, il est à mon avis beaucoup plus important que la quantité de chlore de l’eau du robinet. Tout ce que l’on ingère passe par l’estomac et est soumis à l’acide chlorhydrique de l’estomac.

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    • Pierre Martignac

      Le point que vous soulevez mènerait trop loin pour répondre de façon exhaustive.
      Voici cependant quelques points de reflexion :
      – l’estomac ne produit pas de chlore mais de l’acide chlorhydrique, de même que le sel de table est un assemblage d’atomes de chlore et de sodium sans lui-même être du chlore ;
      – l’acide gastrique est neutralisé par la bile ;
      – le chlore de l’eau réagit avec les matières organiques présentes dans l’eau pour donner des composés nocifs (trihalométanes, etc) ;
      – votre expression « à mon avis » est infirmée par les observations des naturopathes confirmées aujourd’hui par les publications sur la flore intestinale dont celle que nous indiquions le 8 juillet.
      Fort de ces quelques exemples, chacun est libre de se faire son opinion et de boire l’eau qu’il souhaite. Mais, encore une fois, le chlore ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt car il n’est qu’un des inconvénients de l’eau du robinet.

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  • Lolo

    Mais qui est le Sot dans l’histoire ? le seau de piscine peut être…
    Beaucoup de chose intéressante mais avec un fort parti pris, uil pourrait être fait référence à la dose utilisée dans l’eau potable, qui reste quand même faible,< 0.1mg/L.

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    • Pierre Martignac

      Bonjour,

      voici deux points importants concernant le chlore :
      – tout d’abord, selon la législation en vigueur, le taux de chloration de l’eau est généralement supérieur au chiffre que vous indiquez. En effet, depuis novembre 2003, le plan Vigipirate préconise une chloration d’au moins 0,3 mg/l en sortie des réservoirs et d’au moins 0,1 mg/l en tout point du réseau. Conformément à cette législation, on rencontre couramment des taux de 0,4 à 0,8 mg/l comme tout un chacun peut le vérifier pour sa commune sur le site du Ministère de la Santé* (voir lien dans ma réponse ci-dessous du 3 juin) ;
      – d’autre part, les régimes déséquilibrés (trop sucrés…), les aliments industrialisés (additifs…) et certains médicaments (contraceptifs, antibiotiques…) déséquilibrent la bonne flore intestinale, mais l’eau chlorée va plus loin en détruisant mécaniquement les bactéries de la flore (dysbiose) qui abouti souvent à une perméabilité accrue de l’intestin avec son cortège de troubles (allergies, syndrome du côlon irritable, arthrite, surpoids, difficultés d’absorption des nutriments…). Ceci est connu depuis longtemps en naturopathie mais a été confirmé par une publication scientifique, où cet effet négatif de l’eau chlorée est évoqué (Prebiotics, Fecal Transplants and Microbial Network Units to Stimulate the Biodiversity of Good Human Microbiome, Microbial Biotechnology, 2013).

      En conclusion, l’eau de boisson chlorée n’est certainement pas l’unique facteur influant sur la flore mais sous-estimer son influence contribue à l’échec de la prise de probiotiques dans lesquels les consommateurs dépensent de plus en plus, avec raison (secrétion de vitamines, prévention des risques d’intolérance alimentaire, etc) mais souvent à perte par le simple effet de l’eau chlorée qu’ils boivent !

      * Les taux de chlore au robinet fluctuant parfois énormément, nous vous recommandons de consulter les 6 à 10 dernières analyses en cliquant sur le bouton « Bulletins précédents » lorsque vous êtes sur le site du Ministère.

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  • PAMBOU PIERRE

    S’il est possible d’éviter de boire l’eau chlorée du robinet par le recours à l’eau en bouteille,que doit-on faire pour la cuisine, le thé, le café et la douche ?
    Existe-t-il une solution de rechange ?
    Merci.
    Pierre PAMBOU

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    • Pierre Martignac

      Bonjour,
      le chlore ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : aluminium, traces de pilule contraceptive ou de Round Up, etc. On peut consulter l’analyse de sa commune (remonter les dates jusqu’à une analyse détaillée) sur le site du gouvernement :
      https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau
      Si l’on achète de l’eau en bouteille pour la boisson, on devrait faire de même pour l’eau utilisée en cuisine (soupes, riz, thé, etc) car si la chaleur évapore le chlore, elle concentre les polluants non volatils puisque une partie de l’eau s’évapore aussi. Et si on est 3 ou 4 personnes l’investissement dans un osmoseur est utile et très vite rentabilisé au regard du grand nombre de bouteilles (pollution) et de la corvée.

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  • VILLAR

    Depuis les années 1980, il est concrètement possible de traiter l’eau à tous les niveaux et de façon 100°/. naturelle, grâce aux bactéries. A nous tous de se mobiliser en urgence auprès des autorités et organismes…..

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  • Justin Perou

    lors de la distribution de l’eau dans les villes,y a-t-il une partie de chlore qui s’evapore avant d’atteindre les robinets??

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  • Martignac

    Oui le chlore s’évapore à condition qu’on laisse un récipient bien ouvert plusieurs heures. Les aimants accélèrent effectivement le dégazage de tous les types de gaz contenus dans l’eau. La détection du gout et de l’odeur du chlore, variable selon les personnes, ne signifie pas qu’il n’y a plus de chlore car on ne le sent plus en dessous d’un certain seuil.

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  • Maryse

    Bonjour,
    Est-ce que lorsqu’on laisse une carafe d’eau du robinet quelques heures dans la cuisine, le chlore s’évapore-t-il ? (avec aimants ?)
    Je constate qu’elle n’a plus le gout du chlore, mais s’est-il évaporer ?

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