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Danger du Chlore dans l’eau du robinet : une menace pour notre santé !

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12 Comentaires

Puissant désinfectant, molécule très oxydante, le chlore est employé pour éradiquer les virus, les bactéries et autres parasites de l’eau de distribution. C’est là son seul point fort. Même à des doses infimes le procédé appelé  »chloration », utilisé pour le traitement de l’eau potable, comporte des risques. Dans cet article, découvrez combien le danger du chlore dans l’eau de consommation est réel pour la santé des consommateurs.

Pourquoi l’eau de distribution contient-elle du chlore ?

C’est au 19ème siècle que le chlore a commencé à être utilisé comme désinfectant majeur pour le traitement de l’eau potable. Facile d’utilisation, économique (et surtout très rentable), la chloration de l’eau potable a été unanimement adoptée par les usines de traitement d’eaux et d’eaux usées. Aujourd’hui ce sont 80% des eaux de distribution qui sont traitées par le chlore. Utilisé sur l’ensemble des réseaux sous la forme d’eau de javel ou de chlore gazeux, le chlore est ajouté en sortie de station de traitement pour prévenir toute contamination au cours de son trajet.

Taux de chlore dans l’eau potable : que dit la réglementation ?

Pour garantir une « eau saine » aux consommateurs et aux populations les plus vulnérables ou sensibles (telles que les personnes âgés, les femmes enceintes et les enfants), les pouvoirs publics font le vœu pieux d’une teneur en « chlore libre résiduel » limitée à 0,1 mg/litre. Ce taux équivaut à une goutte de chlore pour le contenu d’environ 5 baignoires (1 000 litres). Certes, cette norme pour le chlore dans l’eau de boisson est très bas. Sachez pourtant que même à ce taux très faible, l’eau chlorée suffit pour mettre en danger notre santé.

Trop de chlore dans l’eau du robinet : dans quels cas les taux sont majorés ?

Après les attentats du 11 septembre, compte tenu du risque terroriste et de la vulnérabilité des systèmes d’alimentation en eaux, le Ministère de la Santé a décidé de tripler le taux de chlore dans les réseaux d’eau en France.

L'eau du robinet contient du chlore néfaste à la santé

Plus récemment, face à l’épidémie de coronavirus, les agences régionales de santé ont demandé d’augmenter le taux de chlore dans l’eau de consommation (faisant suite aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé). Les gestionnaires de l’approvisionnement en eau potable ont été nombreux à répondre à l’appel, élevant le taux de chlore de 0,3 mg/l et 0,5 mg/l en sortie de station de traitement. Ces mesures pour l’eau potable sont censées veiller à notre sécurité sanitaire mais quelles sont leur impact sur notre santé sur le long terme ?

Goût d’eau de javel dans l’eau du robinet : le signe qui doit vous alerter

Premier point négatif facilement identifiable : le chlore affecte le goût de l’eau et crée une amertume très désagréable lorsqu’on la consomme. Du fait de l’odeur de javel qui se dégage de l’eau du robinet, beaucoup renoncent à utiliser l’eau potable pour la préparation du thé, du café ou des repas.

L’odeur persistante d’eau de javel qui se dégage à la sortie du robinet n’est pourtant pas le seul problème. Lors du processus de chloration, le chlore se lie aux matières organiques présentes dans l’eau afin de les éliminer. De cette réaction chimique naissent les dérivés du chlore appelés également « les sous-produits de chloration ». Néfastes, ces dérivés sont une véritable bombe à retardement pour la santé humaine.

Des sous-produits de chloration cancérigènes

Lorsque le chlore se mêle à des matières organiques, il forme des sous-produits qui restent dans l’eau. Ces sous-produits chlorés (SPC) sont cancérigènes. Leurs effets sur l’organisme évoluent à bas bruit et posent un vrai problème de santé publique. Les sous-produits chlorés le plus souvent rencontrés dans l’eau potable sont les trihalométhanes (THM) et notamment le chloroforme.

Les risques du chlore pour la santé : des dangers bien réels

Depuis la découverte du chloroforme dans l’eau potable chlorée, de nombreuses études épidémiologiques et recherches en laboratoires ont été menées. Réalisées dans le monde entier, ces études scientifiques n’ont de cesse de démontrer les effets délétères des dérivés du chlore (THM) pour la santé.

D’après l’US Council of Environnemental Quality : « Le taux de cancer des personnes buvant de l’eau chlorée est 93% plus élevé que chez ceux buvant une eau sans chlore. »

Chloration de l’eau et cancer de la vessie

En 2017, Santé publique France publie deux rapports étudiant le lien entre les trihalométhanes (THM) et les cancers de la vessie en France. Le premier rapport évalue quantitativement l’impact sanitaire permettant d’établir la part attribuable des cancers de la vessie aux sous-produits de la chloration de l’eau (1). Le second rapport concerne une étude écologique croisant des données des registres des cancers et les données d’exposition aux THM (2). La conclusion nous laisse sans voix : « ces résultats sont cohérents avec les données de la littérature qui documente une association entre la concentration de THM dans les eaux destinées à la consommation, et le risque de cancer de la vessie » .

Au Canada, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) va même plus loin et « classe certains sous-produits de chloration parmi les causes possibles de cancer, en particulier le cancer de la vessie ». Le gouvernement canadien alerte même la population sur une étude récente ayant montré un risque accru de cancer de la vessie (et peut-être du côlon) chez les personnes qui ont bu de l’eau chlorée pendant 35 ans ou plus (3).

Eau chlorée et du cancer du rectum

Une étude menée dans l’Iowa (USA) en 1986 et en 1989 avec des données sur des patients atteints de cancer intestinal et du rectum, montre qu’il existe un risque élevé de cancer du rectum après une longue exposition à l’eau potable chlorée ou au trihalométhanes.

Eau chlorée et risque de fausses couches

En 1982 des chercheurs anglais (4), puis norvégiens en 2002 (5) ont examiné la relation entre les fausses couches et la présence de sous-produits de la désinfection de l’eau destinée à la consommation. Les conclusion des deux études associent les défauts de naissance à l’exposition aux sous-produits de la chloration durant la grossesse.

Maux de ventre, douleur d’estomac : et si c’était l’eau du robinet ?

Le chlore ayant pour but le traitement de l’eau de manière rapide et à faible coût est une véritable bombe à retardement. En plus de de ses effets cancérigènes sur le long terme, la molécule déséquilibre notre flore intestinale indispensable à une bonne digestion et à la production de certaines vitamines. Éliminer le chlore de l’eau est une mesure de préservation de la santé surtout dans les usages alimentaires où cette eau va pénétrer toutes nos cellules : eau de boisson, café, infusions, eau intégrée dans des plats comme les potages, sorbets, riz, etc.

Pour purifier l’eau sachez qu’il existe des solutions tout aussi efficaces et sans danger pour votre santé et celle de votre famille.

Une remarque, une question ? Laissez un commentaire.




  • Vandepoel

    Mon médecin m’a toujours conseillé de mettre l’eau du robinet en carafe et bouteille et de laisser reposer à l’air une heure pour laisser évaporer le chlore. Qu’en pensez-vous ?

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    • sylvie levet

      Bonjour,
      cette méthode évapore le chlore mais pas les autres polluants.
      Nous vous invitons nous communiquer le code postal de votre commune pour verifier la composition de votre eau.

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  • Rebsamen Patrick

    Et le chlore de l’estomac, il est à mon avis beaucoup plus important que la quantité de chlore de l’eau du robinet. Tout ce que l’on ingère passe par l’estomac et est soumis à l’acide chlorhydrique de l’estomac.

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    • Pierre Martignac

      Le point que vous soulevez mènerait trop loin pour répondre de façon exhaustive.
      Voici cependant quelques points de reflexion :
      – l’estomac ne produit pas de chlore mais de l’acide chlorhydrique, de même que le sel de table est un assemblage d’atomes de chlore et de sodium sans lui-même être du chlore ;
      – l’acide gastrique est neutralisé par la bile ;
      – le chlore de l’eau réagit avec les matières organiques présentes dans l’eau pour donner des composés nocifs (trihalométanes, etc) ;
      – votre expression « à mon avis » est infirmée par les observations des naturopathes confirmées aujourd’hui par les publications sur la flore intestinale dont celle que nous indiquions le 8 juillet.
      Fort de ces quelques exemples, chacun est libre de se faire son opinion et de boire l’eau qu’il souhaite. Mais, encore une fois, le chlore ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt car il n’est qu’un des inconvénients de l’eau du robinet.

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  • Lolo

    Mais qui est le Sot dans l’histoire ? le seau de piscine peut être…
    Beaucoup de chose intéressante mais avec un fort parti pris, uil pourrait être fait référence à la dose utilisée dans l’eau potable, qui reste quand même faible,< 0.1mg/L.

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    • Pierre Martignac

      Bonjour,

      voici deux points importants concernant le chlore :
      – tout d’abord, selon la législation en vigueur, le taux de chloration de l’eau est généralement supérieur au chiffre que vous indiquez. En effet, depuis novembre 2003, le plan Vigipirate préconise une chloration d’au moins 0,3 mg/l en sortie des réservoirs et d’au moins 0,1 mg/l en tout point du réseau. Conformément à cette législation, on rencontre couramment des taux de 0,4 à 0,8 mg/l comme tout un chacun peut le vérifier pour sa commune sur le site du Ministère de la Santé* (voir lien dans ma réponse ci-dessous du 3 juin) ;
      – d’autre part, les régimes déséquilibrés (trop sucrés…), les aliments industrialisés (additifs…) et certains médicaments (contraceptifs, antibiotiques…) déséquilibrent la bonne flore intestinale, mais l’eau chlorée va plus loin en détruisant mécaniquement les bactéries de la flore (dysbiose) qui abouti souvent à une perméabilité accrue de l’intestin avec son cortège de troubles (allergies, syndrome du côlon irritable, arthrite, surpoids, difficultés d’absorption des nutriments…). Ceci est connu depuis longtemps en naturopathie mais a été confirmé par une publication scientifique, où cet effet négatif de l’eau chlorée est évoqué (Prebiotics, Fecal Transplants and Microbial Network Units to Stimulate the Biodiversity of Good Human Microbiome, Microbial Biotechnology, 2013).

      En conclusion, l’eau de boisson chlorée n’est certainement pas l’unique facteur influant sur la flore mais sous-estimer son influence contribue à l’échec de la prise de probiotiques dans lesquels les consommateurs dépensent de plus en plus, avec raison (secrétion de vitamines, prévention des risques d’intolérance alimentaire, etc) mais souvent à perte par le simple effet de l’eau chlorée qu’ils boivent !

      * Les taux de chlore au robinet fluctuant parfois énormément, nous vous recommandons de consulter les 6 à 10 dernières analyses en cliquant sur le bouton  » Bulletins précédents  » lorsque vous êtes sur le site du Ministère.

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  • PAMBOU PIERRE

    S’il est possible d’éviter de boire l’eau chlorée du robinet par le recours à l’eau en bouteille,que doit-on faire pour la cuisine, le thé, le café et la douche ?
    Existe-t-il une solution de rechange ?
    Merci.
    Pierre PAMBOU

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    • Pierre Martignac

      Bonjour,
      le chlore ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt : aluminium, traces de pilule contraceptive ou de Round Up, etc. On peut consulter l’analyse de sa commune (remonter les dates jusqu’à une analyse détaillée) sur le site du gouvernement :
      https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/eaux/eau
      Si l’on achète de l’eau en bouteille pour la boisson, on devrait faire de même pour l’eau utilisée en cuisine (soupes, riz, thé, etc) car si la chaleur évapore le chlore, elle concentre les polluants non volatils puisque une partie de l’eau s’évapore aussi. Et si on est 3 ou 4 personnes l’investissement dans un osmoseur est utile et très vite rentabilisé au regard du grand nombre de bouteilles (pollution) et de la corvée.

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  • VILLAR

    Depuis les années 1980, il est concrètement possible de traiter l’eau à tous les niveaux et de façon 100°/. naturelle, grâce aux bactéries. A nous tous de se mobiliser en urgence auprès des autorités et organismes…..

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  • Justin Perou

    lors de la distribution de l’eau dans les villes,y a-t-il une partie de chlore qui s’evapore avant d’atteindre les robinets??

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  • Martignac

    Oui le chlore s’évapore à condition qu’on laisse un récipient bien ouvert plusieurs heures. Les aimants accélèrent effectivement le dégazage de tous les types de gaz contenus dans l’eau. La détection du gout et de l’odeur du chlore, variable selon les personnes, ne signifie pas qu’il n’y a plus de chlore car on ne le sent plus en dessous d’un certain seuil.

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  • Maryse

    Bonjour,
    Est-ce que lorsqu’on laisse une carafe d’eau du robinet quelques heures dans la cuisine, le chlore s’évapore-t-il ? (avec aimants ?)
    Je constate qu’elle n’a plus le gout du chlore, mais s’est-il évaporer ?

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