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WWF publie un rapport alarmant sur l’eau

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Récemment, la fondation WWF à publié un rapport alarmant concernant la qualité des réserves d’eau douce en France.

L’auteur, Anne Spiteri, polytechnicienne et ingénieure en génie rural des eaux et forêts, part du constat que concernant la qualité de l’eau, seules des données officielles publiques existent. Aucune institution indépendante n’existe.

Carence de l’information autour de l’eau ?

Dans son analyse des données, de leur interprétation et de la communication qui en est faite auprès du public, la scientifique va jusqu’à émettre des doutes quand à une volonté de désinformation.

En effet, le premier point qui émerge de son travail relève des carences de l’information : « généralisations abusives à partir de données très partielles, parfois ponctuelles, contradiction entre plusieurs sources d’information, présentation « avantageuse » de certains graphes, grande insuffisance de la fréquence des mesures, faible nombre de substances polluantes recherchées et quantifiées, rareté des données sur la toxicité, non-homogénéité des protocoles de mesures… »

Intéractions des contaminants de l’eau

De plus, dans la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) – qui sert de référence afin de définir une eau comme étant « en bon état chimique » – le nombre d’éléments chimiques considérés est faible et ne tient pas compte des cumuls de contaminants (mélanges de produits) pouvant interagir et accroître leur nocivité. Le constat de l’auteur est sans appel : « cette méthode n’est pas en mesure de décrire l’état chimique et la toxicité réelles des eaux ».

Cependant, Anne Spireti souligne que même avec ces données faussées, l’état des eaux est très préoccupant.

Pureté chimique et potabilité de l’eau

Dans le chapitre de son rapport intitulé Défaut d’information ou désinformation ? l’auteur affirme que non seulement nous sommes face à une déficience de l’information officielle mais en outre, cette information est en régression. Pour illustrer ceci, l’auteur nous soumet plusieurs exemples, en voici deux :

Nombre de mesures des concentrations (μg/L) d’atrazine dans la Seine à Amfreville en 2000

L’auteur conclue cette partie en affirmant que la pureté chimique au sens de la DCE n’indique pas forcement une pureté chimique réelle. « Ainsi, une rivière peut être fortement contaminée par de nombreuses substances et être pourtant classée en bon état chimique ».

Le rapport, dans sa deuxième partie intitulée Traitement indépendant des données publiques : un constat alarmant, s’atèle à quantifier de façon réaliste l’état actuel des eaux sur notre territoire. Ce sujet est bien résumé par des cartes et graphiques tels que le suivant :

les chiffres de la production chimique

Il est possible de consulter l’étude dans son intégralité

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  • Françoise

    Très bon article merci ! C’est plus digeste que le rapport en entier qui fait près de 10 pages

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