Les aimants guérisseurs

Vous trouverez ci-dessous le texte intégral non modifié de l’ouvrage « Les aimants guérisseurs » du Docteur Albert Leprince.

AVANT PROPOS

Si les médecins hésitent encore actuellement à utiliser les aimants comme procédé thérapeutique, soyez assuré qu’un jour viendra où ce seront les malades guéris qui leur forceront la main et les obligeront à perfectionner leurs études avec ce nouveau quoique ancien moyen de guérison.

Il en a été d’ailleurs de même dans l’industrie ainsi que le rappelait dans son article remarquable sur les aimants un rédacteur de la Revue « l’Usine Nouvelle » quand il conclut en ces termes :

« Enfin on commence à se pencher sur des applications inédites d’aimants comme celles qu’on peut rencontrer en biologie. Il faut d’abord purifier l’aimant de toute la gangue de charlatanisme qu’il comporte encore ; magie et magnétisme n’ont vraiment de commun que les trois premières lettres. Notons seulement que les champs magnétiques agissant sur les électrons, les courants, les électrolytes, il est naturel qu’ils aient également une action sur les électrons et les électrolytes des êtres vivants. Des expériences ont été entreprises dans certaines universités : l’Université d’Illinois a constaté que des souris vivant dans un champ magnétique puissant ont une durée de vie sensiblement 20 % plus grande que leurs sœurs vivant hors d’un champ magnétique. Dans certains aspects du développement de cellules cancéreuses, le champ magnétique aurait également un rôle important.

Voilà des perspectives qui laissent augurer très favorablement de l’avenir des aimants. Grâce aux efforts des utilisateurs et des producteurs, un grand mouvement existe maintenant pour les aimants Des notions plus saines, encore à clarifier et à préciser s’étendent. Elles atteindront bientôt les écoles et on peut penser que les aimants continueront à tenir leur place à l’avant-garde du progrès. »

CHAPITRE PREMIER – LES AIMANTS GUERISSEURS

« L’aimant attire le fer, écrivait Paracelse au xv siècle : il a aussi un pouvoir sur toutes les maladies qui se propagent à partir d’un centre, sans cesser d’affecter celui-ci, et l’application sur ce centre peut y ramener la maladie, la circonscrire et l’arrêter. La règle d’or de la médecine consiste précisément à arrêter 1’extension du mal, à le rassembler, à le faire disparaître. L’aimant est donc spécialement favorable dans toutes les inflammations, flux et ulcérations, dans les maladies de l’intestin et de l’utérus, dans les affections internes aussi bien qu’externes. »

C’est sous la direction de Charcot que fut entreprise, en 1879, l’étude de l’influence des aimants sur des malades de La Salpêtrière.

Charcot ne faisait d’ailleurs que reprendre les expériences de Maggiorani qui, en 1869, avait essayé de restaurer la médication magnétique en cherchant à 1’établir sur des données scientifiques.

Les barreaux aimantés furent donc expérimentés à nouveau, à cause de leur facilité d’application. Les résultats parurent assez intéressants et constants pour que Proust et Gilbert-Ballet fassent une étude assez approfondie de leur utilisation. Onze malades furent choisis comme sujets : huit femmes atteintes d’anesthésie ; trois hommes, l’un affecté d’hémi-anesthésie saturnine, un autre d’anesthésie toxique par le sulfure de carbone, et le troisième d’hémi-anesthésie produite par une tumeur cérébrale. Les résultats furent les suivants : toutes les hémi-anesthésies sensorielles disparurent temporairement, quelle qu’ait été la cause de 1’affection. Le nombre, la force des aimants, les temps d’application varièrent avec chaque malade de 15 à 20 minutes a plusieurs heures, avec un ou plusieurs aimants. Il en fut de même de certaines anesthésies diffuses et généralisées.

A noter que la sensibilité reparaît, dans le côté anesthésié, du centre à la périphérie et c’est toujours le thorax qui recouvre la sensibilité en premier lieu. Ce fait paraît établir une différence entre la métallothérapie et l’action des aimants. Dans le premier cas, les métaux semblent agir sur les parties périphériques du système nerveux. (L’application d’une pièce d’or à l’avant-bras détermine le retour de la sensibilité d’abord à son niveau, pour ensuite s’étendre). Au contraire, les aimants paraissent agir sur les organes centraux.

Chez un malade atteint de tumeur cérébrale et d’hémianesthésie à gauche, si l’on appliquait les aimants de ce côté, la sensibilité reparaissait, mais de l’autre côté se produisaient des phénomènes épileptiformes. La durée pendant laquelle persistait la sensibilité était variable, mais courte, sauf chez deux des malades (tumeur et intoxication par le sulfure de car- bone), où, après la quatrième application des aimants, le retour de la sensibilité dura plus de 40 jours.

Proust et Ballet, mettant en rapport deux malades hémianesthésiques, en plaçant la main de l’un dans la main de l’autre, appliquèrent les aimants au premier : ils constatèrent alors que, par l’intermédiaire du corps du premier malade, agissant comme conducteur, l’action des aimants était transmise au second qui voyait, comme le premier, son anesthésie disparaître. Des expériences variées leur montrèrent que, dans ce cas, il ne s’agissait pas d’une action à distance des aimants sur le second malade, puisque si l’on met les deux patients à côté l’un de l’autre, dans la même position que précédemment, mais sans que les mains soient en contact, l’action des aimants sur le second malade n’as pas lieu.

Dans nos traitements par les courants négatifs, selon la méthode d’Abrams, si nous réunissons deux ou plusieurs malades se tenant mutuellement par la main, nous constatons la transmission du courant négatif auquel est soumis le premier malade en rapport avec l’appareil, jusqu’au dernier de la chaîne. Un écouteur téléphonique en relation avec ce dernier, permet d’entendre le courant rythmé appliqué au premier patient.

L’application prolongé des aimants provoqua chez trois malades de vives douleurs au niveau de l’épigastre et à la partie intérieure du thorax.

Debove appliqua le traitement par les aimants à des hémiplégiques et constata leur action sur la mobilité et chez cinq malades, atteints d’hémiplégie saturnine, il nota le retour de l’audition, de la vue et de l’odorat.

Si les aimants ne sont pas doués de propriétés rigoureusement spécifiques, ils font cependant partie du groupe des agents physiques qui semble agir principalement sur les affections nerveuses. L’aimant peut aussi agir, sans être directement en contact avec la peau,à 1 ou 2 centimètres de distance, en face de la partie du corps sur laquelle on veut agir, ou sur la vertèbre. Sous l’action des aimants, le tonus et les zones de matité ou de submatité des organes se modifient.

L’influence d’un barreau aimanté sur l’organisme a été étudié par le Dr Jules Regnault. C’est ainsi qu’il a constaté que les pôles d’un barreau aimanté approchés de l’extrémité des mains, modifient l’index oscillométrique, et que les réactions changent avec le sexe du sujet examiné. Il semble donc bien qu’il existe une polarité sexuelle et une énergie allant de la main vers la terre.

Un aimant placé au niveau de la 7e vertèbre cervicale, sans contact, fait diminuer un anévrisme de l’aorte de 2 centimètres environ.

Une des extrémités d’un barreau aimanté approchée à 5 centimètres du foie, modifie la matité hépa- tique : il en est de même si l’on approche l’aimant de la 2e vertèbre lombaire.

« Aucune raison ne s’oppose scientifiquement à ce que l’aimant possède des propriétés biologiques; celles-ci ne sont pas niées pour la chaleur et l’électricité. Pourquoi refuser à une énergie physique ce qu’on accorde aux autres surtout si, comme il est plus que pro- bable, les agents physiques ne sont que des formes variées d’une même énergie. L’expérience montre que l’aimant pour agir, n’a pas besoin, d’être volumineux ni doué de propriétés magnétiques énergiques s’il est actif par ses pôles » (Drs Comment et Creuzé).

Depuis que ces pages ont été écrites de grands progrès ont été réalisés dans la fabrication des aimants et leurs applications industrielles.

C’est ainsi que sont nés les aimants permanents fabriqués par des laboratoires spécialisés et dont la forme nouvelle a été désignée sous le nom de Ticonal.

Les alliages Ticonal (nom déposé des alliages nickel – alu – cobalt à direction privilégiée) sont élaborés au four électrique à haute fréquence à partir de matières spécialement affinées. Le métal est coulé à 1600° dans des moules de précision, en sable et bakélite, où il refroidit sous contrôle. Les pièces sont soumises à un traitement thermique complexe dans un champ magnétique puissant de direction rigoureusement superposable à la direction d’aimantation finale. Après les opérations de rectification et finition, les aimants sont contrôlés et expédiés par lots homogènes. Les alliages Ticonal ont une très grande intensité d’aimantation.

Les autres formes sont destinées à l’industrie et applicables aux compteurs, moteurs, téléphone, etc…

Des aimants artificiels utilisés en industrie et en bijouterie ont été réalisés avec des poudres agglomérées de métaux analogues ou ayant les mêmes propriétés que les aimants indiqués ci-dessus.

CHAPITRE II – APPLICATIONS MEDICALES DES AIMANTS

schéma de clavier vertébral pour application des aimants

Depuis l’apparition des nouveaux aimants dont nous venons de donner la composition, nous avons adopté le « clavier vertébral » comme siège d’application des aimants permanents.

Les deux schémas que nous publions l’un à la 3e page de la couverture et l’autre ci-joint donnent mieux que toute autre explication les rapports entre les points d’application vertébrale et les organes correspondants.

Ce second schéma donne une explication plus détaillée du point de vue physiologique et thérapeutique.

Nous empruntons à MM. Giffey-Prêtre la relation suivante qu’ils nous ont gracieusement communiquée :

QU’EST-CE QUE L’AIMANT PERMANENT ?

Tout le monde sait bien certes, qu’un aimant, c’est ce solide qui, après avoir été soumis à l’action d’un champ magnétique extérieur, produit lui-même un champ magnétique comme s’il en avait conservé une partie. Mais on ignore généralement que le maintien d’un champ magnétique, son entretien, n’exigent fondamentalement aucune dépense d’énergie. Ce fait important est marqué par l’expérience apparemment contraire des champs magnétiques entretenus par le passage d’un courant électrique dans une bobine. Mais cette dépense d’énergie là sert uniquement à vaincre les frottements internes qui s’opposent au passage du courant dans le conducteur, à vaincre sa résistance, à telle enseigne qu’aujourd’hui dans une bobine constituée par du supra-conducteur dont la résistance est presque nulle, à la température de l’Hélium liquide il est vrai, on provoque par une opération instantanée la création d’un champ magnétique qui se maintient ensuite pendant des heures. Ceci n’est possible que parce que le maintien d’un champ magnétique n’exige aucune dépense nouvelle d’énergie.

Bien pénétré de cette idée, on ne trouve plus alors étonnant qu’un aimant permanent puisse maintenir un champ indéfiniment. L’entretien du champ magné- tique de l’aimant ne nécessite aucune dépense d’énergie si faible soit-elle, de sorte qu’il n’y a aucune raison pour qu’il se décharge à la longue à la façon d’une batterie de voiture qui s’use du reste même quand on ne s’en sert pas.

Mais s’il est vrai que l’entretien d’un champ magnétique, une fois celui-ci créé, ne demande aucune dépense d’énergie, il n’en est pas moins vrai que la création d’un champ magnétique exige, elle, une dépense d’énergie. Il n’y aurait pas d’aimant permanent si, par chance, il n’existait dans la nature des champs magnétiques tout créés. En fait, il en existe en abondance puisque tous les électrons qui, avec les noyaux constituent la matière, possèdent leur champ magnétique, l’énergie magnitique liée aux électrons est donc très répandue dans la nature. Quant à son origine, cela est une autre histoire, liée au problème général de la Création. Mais c’est un fait qu’il existe dans la matière, sous quelque forme qu’elle revête, des réserves quasi infinies de champs magnétiques qui, puisque leur entretien n’exige aucune dépense nouvelle d’énergie, se maintiendront jusqu’à la fin des temps, exactement comme la rotation de la Terre sur elle-même, ceci étant dû, nous le répétons, au fait que l’énergie magnétique se conserve inaltérée, tout comme l’énergie cinétique emmagasinée dans la Terre. La pérennité des champs magnétiques internes, et celle de la rotation de la Terre vont au delà d’une simple comparaison formelle. Tout donne à penser en effet que le champ magnétique perpétuel de l’électron est dû à sa rotation sur lui-même également perpétuelle, à ce qu’on appelle, pour utiliser un terme anglo-saxon, son « spin ».

C’est sans doute au sentiment confus de cette réalité qu’est due l’idée assez répandue, qu’un mystère est caché dans l’aimant.

Quoiqu’il en soit de la valeur de cette explication, c’est, nous le répétons, un fait qu’il existe dans la nature des réserves insoupçonnées d’énergie magnétique.

L’histoire des aimants permanents, c’est l’histoire de la domestication de cette énergie non pas en vue de sa consommation partielle (l’énergie magnétique des spins est en effet indestructible) mais en vue de l’exploitation des champs magnétiques qu’elle crée. En effet, cette énergie magnétique a besoin d’être domestiquée : à l’état vierge, elle est en quelque sorte camouflée dans la matière. C’est que les champs magnétiques corpusculaires se neutralisent les uns les autres de sorte que ce n’est que très exceptionnellement qu’on rencontre dans la nature une résultante de champ magnétique qui ne soit pas nulle. Telle a été pourtant le cas des premiers aimants permanents : c’est en Grèce croit-on, au VIIe siècle avant J.-C. qu’on a relevé le phénomène pour la première fois.

Longtemps, très longtemps, les seuls aimants permanents connus ont été les aimants naturels : la pierre à aimant. Jusqu’au XVIII siècle, cette pierre à aimant, l’ancêtre de nos aimants permanents, a été surtout considérée comme une pierre précieuse intéressant les riches collectionneurs, car son prix atteignait pour les plus grosses d’entre elles, jusqu’à plusieurs millions de nos anciens francs. Aujourd’hui on connaît la véritable nature de l’aimant. On sait que son champ magnétique, ce n’est pas le reliquat plus ou moins important du champ magnétique extérieur qui a servi à l’aimanter comme c’est le cas pour une batterie dont la charge est la quantité d’électricité fournie par le redresseur qui l’a alimentée, le champ magnétique d’un aimant c’est, au contraire, une traction plus ou moins grande du champ magnétique interne pré-existant dans le solide, libérée par l’action du champ extérieur de saturation et retenue, pour notre plus grand profit, parce que l’architecture interne du solide a été aménagée favorablement au préalable.

C’est depuis une trentaine d’années seulement que nous connaissons d’une manière assez précise cette architecture interne favorable, qui évite l’annihilation mutuelle des champs magnétiques corpusculaires et que nous entrevoyons toutes les possibilités de domestication de l’énergie magnétique. Bien que, dès aujourd’hui nous sachions fabriquer des aimants permanents incomparablement plus puissants que les premiers aimants naturels, nous devons considérer que nous n’en sommes encore que dans les débuts en attendant le jour, peut-être plus trop éloigné, où nous nous rendrons Maîtres de cette forme d’énergie en réalisant les architectures les plus convenables grâce aux moyens modernes puissants d’actions sur la matière tels, par exemple, les bombardements neutroniques que nous commençons à maîtriser.

POUVOIR MAGNETIQUE DE L’AIMANT MEDICAL PERMANENT

La force d’adhérence magnétique de l’aimant est telle qu’un livre d’une centaine de pages placé sur un guéridon métallique ne peut être soulevé. Il faut employer une certaine force pour arracher l’aimant du livre.

Ainsi que nous l’avons signalé, l’application de l’aimant au niveau de la 7e vertèbre cervicale (vertèbre proéminante) régularisant les battements du cœur, agit d’une façon efficace et remarquable sur l’état général du malade fatigué et surmené.

Le résultat est accentué si l’on fait précéder cette application par une élongation de la colonne vertébrale avec l’appareil de Sayres.

TRAITEMENT DES NEVRALGIES ET DOULEURS RHUMATISMALES

Si la douleur siège sur des points bien localisés on utilisera des aiguilles aimantées enfoncées peu profondément dans le derme (piqûre intra-dermique) qu’on met en contact avec l’aimant médical.

Laisser en place pendant 10 minutes environ matin et soir.

Suivant l’intensité de la douleur névralgique, prolonger plus ou moins la durée de la piqûre.

Un malade atteint de douleurs névralgiques ayant résisté à de nombreux traitements a été guéri en quelques séances.

Applications diverses : Tout objet servant à la pratique médicale peut être utilisé après aimantation à l’aide de l’aimant permanent.

C’est ainsi qu’un chirurgien ami emploie couram- ment dans ses opérations usuelles bistouris, ciseaux, aiguilles stérilisées et aimantées par contact avec un aimant permanent.

Qui sait si dans un avenir proche l’aimantation des instruments de chirurgie ne constituera pas un progrès dans le domaine chirurgical ?

Applications extra-nouvelles : Indépendamment de leurs propriétés thérapeutiques et curatives les aimants permanents peuvent permettre par simple contact de développer des champs magnétiques dans les objets qu’ils ont touché ou avec lesquels ils ont été en contact plus ou moins longtemps.

C’est ainsi, qu’une paire de lunettes à monture métallique et à branches d’acier fortement aimantées par contact avec un aimant permanent, développe un champ magnétique qui influe favorablement sur la vision du porteur et aussi parfois sur l’audition ou sur des bourdonnements d’oreille fort désagréables.

Afin de faciliter le diagnostic et le traitement par l’aimant ou les aiguilles aimantées, nous avons reproduit dans les pages suivantes les schémas et indications concernant les affections névralgiques ou rhumatismales douloureuses.

CHAPITRE III – MAGNÉTISME ET CHAMPS MAGNÉTIQUES DES AIMANTS

La difficulté avec le magnétisme, c’est qu’il a été découvert bien avant l’électricité à laquelle il est cependant intimement lié.

Ce qu’on a observé d’abord ce sont les phénomènes d’attraction et de répulsion puis d’orientation à la surface de la terre de la « pierre magnétique » et pour beaucoup le magnétisme s’arrête encore là, à des phénomènes d’attraction et de répulsion. On sait cependant que le magnétisme est présent partout dans la nature, dans l’infiniment petit des atomes et des particules, aussi bien que dans l’infiniment grand du cos- mos. Chaque fois qu’il y a de l’électricité en mouvement, dans la matière ou dans les courants, il y a du magnétisme; et le champ magnétique est une composition essentielle de l’énergie électro-magnétique.

La nature profonde du magnétisme recèle encore beaucoup de mystères ; mais il faut retenir sa présence universelle, et l’importance consécutive de ces metteurs en scène de magnétisme que sont les aimants.

Sous l’effet d’un champ magnétique extérieur, les corps magnétiques s’aimantent, mais, on vient de dire que, contrairement aux notions trop élémentaires qui survivent aux classes du bachot, ils n’acquièrent pas une aimantation invariable et immuable, et il faut se débarrasser de l’idée si répandue de l’aimant insensible.

Insensible, l’aimant l’est pratiquement à toute influence non magnétique, le temps par exemple, mais il est plus ou moins sensible à tout événement magnétique, à toute variation de champ, par exemple celle qui se produit à l’occasion d’un mouvement de l’aimant par rapport à des corps magnétiques voisins de même que l’effort de la pesanteur varie lorsqu’une masse s’éloigne de la terre, et cette sensibilité est réversible ou non suivant les conditions.

On demande souvent : quelle est la force de l’aimant, quelle est sa puissance ? Il faut distinguer les deux facteurs qui caractérisent l’aimant, l’un est quantitatif, et exprime la densité de magnétisme possible ; l’autre qualitatif et exprime la résistance à la désaimantation par le champ magnétique.

Un très gros travail d’approfondissement de nos connaissances sur la manière de se servir d’un aimant et d’un circuit magnétique se fait en ce moment aussi bien dans le domaine industriel que dans le domaine médical.

AIGUILLES AIMANTÉES

Dans le traitement des affections douloureuses, dépendant du système nerveux, nous avons constaté que l’action des aiguilles aimantées en contact avec l’aimant était plus efficace que la pression de l’aimant sur la peau.

L’aiguille doit être enfoncée peu profondément, dans le derme, (1 millimètre environ) de façon à produire un champ magnétique à la pointe de l’aiguille agissant sur les terminaisons nerveuses.

Durée d’application 5 minutes.

Que faut-il espérer du traitement par les aimants ?

Si vous interrogez un médecin, il vous répondra : « Suggestion ou auto-suggestion » et il haussera les épaules en signe d’incrédulité.

Combien de fois dans notre longue carrière médicale n’avons-nous pas entendu ce même refrain ou un autre analogue.

Prenez ce médicament pendant qu’il guérit.

Il en est de même actuellement pour la médication magnétique par les aimants.

Ce scepticisme est naturel, mais il n’en est pas moins vrai que les nouveaux alliages de métaux pour fabriquer les aimants permanents, plus puissants que les aimants naturels, ont ouvert de nouvelles perspectives peu soupçonnables il y a quelques années et permis de révéler une énergie inconnue dans ces alliages soumis à des courants électriques puissants qui leur permettent d’accumuler des forces et des pouvoirs pouvant être utilisés sans autre mécanisme dans le domaine industriel.

Et il était permis de se demander pourquoi pas en médecine ?

Certes, toute médication nouvelle est sujette à des objections et à des controverses.

L’exemple de Charcot, mystifié par des hystériques dans son service de la Salpêtrière doit nous inciter à la prudence. De même, le Professeur Charles Richet ne fut-il pas le jouet et la victime d’un pseudo médium algérien ? De nombreuses observations et des expériences sérieusement contrôlées seront encore probablement nécessaires pour nous permettre une opinion, un jugement sur les possibilités futures de la thérapeutique magnétique.

Mais les résultats déjà obtenus dans le domaine médical nous permettent tous les espoirs.

Il semble que comme le proclamait Emile Zola « La Vérité est en marche, et que rien ne l’arrêtera ».

carte des névralgies antérieures correspondance des névralgies antérieures correspondance des névralgies postérieures carte des névralgies postérieures

CONCLUSION

Que conclure de cette étude succincte sur la thérapeutique par les aimants ?

Etant donné le nombre déjà considérable de cas traités par ces nouveaux procédés, il semble bien que l’on ne saurait nier leur efficacité dans nombre de cas.

S’agit-il d’un effet physique de l’énergie émise par les deux pôles de l’aimant ou du champ magnétique engendré par l’aimant lui-même et qui agit jusqu’à une certaine distance.

C’est ainsi que les bijoux comportant des plaques aimantées ou des aimants donnent une action bénéfique indéniable et peuvent développer des champs guérisseurs ainsi qu’il a été rapporté par divers expérimentateurs.

Il s’agit là évidemment et selon nous d’une action sur les terminaisons cutanées du grand sympathique.

Les réactions provoquées sur le système nerveux sont compréhensives quand on considère la force énergétique des deux pôles d’un aimant nouveau attirant et retenant fortement une pièce de monnaie Semeuse de 1 Franc et qui nécessite un effort considérable pour l’arracher de l’aimant.

Aux données scientifiques déjà fournies par les Laboratoires industriels, il nous faut ajouter les observations médicales sur les mesures physiologiques des émanations aimantiques ainsi que leur action biologique trouvée à l’aide de l’instrumentation dont nous disposons déjà pour les radiations dans l’infra-rouge.

Ainsi s’éclaircira scientifiquement un problème posé depuis des siècles aux innombrables chercheurs de l’Inconnu.