Synthèse d’études cliniques


Etude clinique sur la fibromyalgie

Les sujets dormant sur un matelas magnétique pendant 16 semaines (côté Sud vers les sujets) ont éprouvé une diminution significative de leur douleur et de leur fatigue. De plus, les sujets ont estimé avoir une nette amélioration du sommeil. Les sujets dormant sur les matelas non magnétiques n’ont éprouvé aucun changement significatif de ces paramètres.

Aussi bien le groupe expérimental (matelas magnétiques) que le groupe de contrôle (non magnétiques) ont montré l’amélioration de leur fatigue au réveil, ce qui manifeste un effet placebo pour ce paramètre. (Colbert AP, Markov MS, et al. Magnetic mattress pad use in patients with fibromyalgia: a randomized double-blind pilot study. Journal of Back and Musculoskeletal Rehabilitation. 1999; 13:19-31)

Vous pouvez télécharger l’étude intégrale en anglais au format PDF.


Les neurones communiquent aussi via un champ électrique

Des chercheurs confirment que des neurones communiquent par les propres champs électriques qu’ils créent. Le signal douleur étant électrique, la propagation peut effectivement être modifiée par un champ magnétique (selon les lois des interactions entre électrons et magnétisme appellées électromagnétisme) :

On sait que les neurones communiquent entre eux en échangeant des molécules (les neurotransmetteurs) via les synapses. Des chercheurs suisses et américains viennent de révéler qu’ils pouvaient également communiquer et se synchroniser grâce au champ électrique qu’ils créent. Ils ont ainsi montré, sur des coupes de neurones de rats (ci-contre), qu’un champ électrique. même très faible, pouvait influencer l’activité des cellules nerveuses. Ce mécanisme pourrait avoir un rôle dans la gestion de l’information et de l’apprentissage.

Sciences et Vie – E.A.

Sens de l’orientation : sa précision est guidée par l’intrication quantique

Des réactions biochimiques sont bien influencées par les champs magnétiques, même aussi faibles que celui de la terre. Ceci expliquerait notamment l’influence d’un champ magnétique sur la croissance des plantes :

L’histoire commence au début des années 1970 à Francfort. Deux universitaires, les époux Wiltschko, montrent que les oiseaux sont sensibles à l’angle du champ magnétique terrestre par rapport à la verticale, un paramètre qui varie avec la latitude. Problème : l’énergie du champ magnétique terrestre est des millions de fois plus faible que celle associée à l’agitation des molécules sous l’effet de la seule température. Impossible donc que ce signal puisse induire une transformation chimique… Sauf qu’en 1978, Klaus Schulten propose une solution saugrenue. Ce biophysicien américain travaille alors sur des réactions chimiques particulières, dont les produits sont justement influencés par des tout petits champs magnétiques. « Ayant entendu parler de la boussole des oiseaux, j’ai proposé un mécanisme »… Qui mêle chimie et physique quantique. Le principe ? Sous l’effet de la lumière, une molécule absorbe un photon, ce qui excite un de ses électrons, lequel est transféré vers une seconde molécule (ou un autre parti de la molécule). Ce transfert induit une intrication entre la charge négative reçue par la deuxième molécule et la charge positive apparue sur la première, à la place de l’électron : selon la mécanique quantique, certaines caractéristiques de ces charges électriques deviennent intimement liées. Or, la configuration de ces caractéristiques quantiques intriquées est sensible à l’orientation des minuscules champs magnétiques. Et puisque la vitesse de retour de l’électron vers la molécule qu’il a quittée dépend de la configuration de ces caractéristiques, on aurait là la première étape d’un signal chimique dépendant du champ magnétique terrestre : le cerveau d’un oiseau migrateur déduirait sa latitude à partir de la vitesse à laquelle certaines molécules sensibles à la lumière et au champ magnétique terrestre reviennent à leur état initial. L’idée est brillante mais, à l’époque, impossible à corroborer. Jusqu’en 1999, ou la découverte d’une molécule photosensible, le cryptochrome, dans la rétine de certains oiseaux, fait à Klaus Schulten l’effet d’un coup de tonnerre. « Cette molécule présente une structure qui en faisait un bon candidat pour ma théorie. J’ai donc ressorti mes travaux d’un tiroir et fait une nouvelle publication en 2000 ». Depuis, les indices en faveur d’une boussole quantique se multiplient. En 2007, Margaret Ahmad, au CNRS, à Paris, démontre que si le cryptochrome est présent dans une plante, sa croissance est influencée par un champ magnétique – en l’occurrence plus intense que celui de la terre, mais le fait est là. De leur côté, une équipe américaine observe que des mouches dépourvues de cryptochrome ne réagissent pas aux champs magnétiques, à l’inverse de leurs cousines sauvages. Et en 2008, Peter Hore à Oxford, montre que le mécanisme deSchulten fonctionne même avec un champ magnétique terrestre, validant le modèle in vitro. Francesco Bonadonna, du CNRS à Montpellier, est ainsi aujourd’hui en mesure d’affirmer que « si le mécanisme de Schulten reste à confirmer, il est, à ce jour, le plus plausible ».

Sciences et Vie

Dormir est aussi important que respirer ou manger

Il faut favoriser tous les facteurs permettant un sommeil optimum car dormir est tout aussi important que respirer ou manger.

Plusieurs études ont montré que les durées trop courtes et trop longueq de sommeil augmentent le risque de diabète et d’hypertension.

Quant aux effets sur le cœur, une étude sur plus de 30.000 adultes a révélé qu’angines de poitrine, infarctus et accidents vasculaires cérébraux sont deux fois plus courants chez ceux qui dorment moins de sept heures. Pire : les gens qui dorment moins de cinq heures par nuit doublent leur risque, probablement parce que le manque de sommeil favorise l’hypertension et la détérioration de la tolérance au glucose, facteurs de durcissement des artères.

A l’inverse, dormir trop accroît également les risques. Les personnes dormant plus de neuf heures par jour étaient une fois et demie plus susceptibles de développer une maladie cardiaque.

Les troubles du sommeil peuvent être un facteur de risque cardiovasculaire même chez les sujets en bonne santé

Dr Anoop Shankar, lequel a dirigé cette dernière étude (Sleep, 2010; 33(8): 1037–1042).

Cet aluminium qui tue

Le plomb était considéré par les romains comme une révolution, tant il simplifiait le transport de l’eau, et remplaçait si avantageusement les canalisations en pierre. Aujourd’hui, on sait que les particules de plomb se dissolvent dans l’eau, et l’eau bue peut amener le saturnisme. Ce progrès n’était donc qu’une illusion. Et contrairement à une idée reçue il reste encore beaucoup de ménages français qui reçoivent de l’eau distribuée par des canalisations en plomb. Pour l’aluminium, remis dans l’actualité avec la catastrophe de Hongrie, c’est du pareil au même.

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Notes :

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Conseil pour lire :

Dans les caractères anciens, la lettre « s » ressemble à la lettre « f » mais sans la barre horizontale.

Bonne lecture !