Les plantes, championnes inégalées

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Les plantes possèdent des milliers de composants appelés « totum ». Ces composants agissent en synergie, ce qui explique leurs effets dans des domaines très éloignés. Ainsi les composants du curcuma préviennent, et parfois traitent, des pathologies aussi diverses que le diabète, les allergies, certaines affections hépatiques et d’autres dues aux effets de divers polluants et rayonnements. La synthèse d’environ 4000 études sur ses polyphénols a mis en évidence 580 effets bénéfiques, ce qu’aucun médicament n’est capable de faire, et le tout avec une excellente tolérance puisque c’est une épice utilisée depuis 6000 ans !

Le phénomène du curcuma peut paraître exceptionnel, mais de multiples autres produits jouissent de compétences aussi vastes et aussi documentées : romarin, millepertuis, produits apicoles, etc.

Certains auteurs ont estimé à 1000 milliards de dollars le manque à gagner de l’industrie pharmaceutique si le curcuma était utilisé en substitut de médicaments aux effets similaires. Au niveau individuel, ce calcul donnerait un résultat important si les spécialistes « prescrivait » l’utilisation d’autres plantes.

Une règle importante est le tout est plus grand que la somme des parties. Ce qui signifie que l’action de la plante entière est supérieure à celles de ses principes pris isolément. Ses principes agissent sur les réactions enzymatiques, leur biodisponibilité. C’est pourquoi certaines vitamines naturelles sont plus efficaces que leurs homologues de synthèse.

Les composants agissent aussi parfois par antagonisme, ce qui élimine les effets secondaires d’un principe isolé (principe dit du « quenching »). Ainsi le béta-carotène naturel est accompagné de lutéine et de zéaxanthine qui évitent ses effets secondaires. Exemples :

  • le saule contient des acides salicylique et caféique, des flavonoïdes, du tanin… Plusieurs essais cliniques ont démontré son efficacité avec une dose nettement inférieure à celle nécessaire avec l’aspirine. De plus, l’acide salicylique du saule est dénué d’effets indésirables contrairement à l’acide acétylsalicylique qui est toxique pour le foie ;
  • la prêle (silicium insoluble, silicates hydrosolubles, potassium, magnésium, etc) entraîne le transfert de calcium vers l’os, contrairement à la silice minérale qui provoque une sortie du calcium osseux vers les autres tissus ! Cette action est attribuée à son effet facteur de croissance osseux et au potassium qu’elle contient.

Il serait utopique de vouloir remplacer tous les médicaments par des produits naturels, car certains effets n’existent pas dans la nature ou nécessitent des concentrations inhabituelles. Mais il serait illogique de se passer des produits naturels dont l’efficacité est prouvée dans un grand nombre de cas. Enfin, le rapport coût/efficacité des produits naturels est incomparable : les médicaments sont souvent difficiles à produire, donc onéreux, quand la majorité des plantes poussent sans technologie, et parfois même toutes seules au fond d’un jardin ! Quelle personne peut négliger une telle opportunité dans une société polluée et en crise économique chronique ?

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